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De la Sicile au Québec : l’histoire entrepreneuriale de la famille Crivello

Des chantiers de Sicile à Montréal, Vincenzo Crivello a travaillé fort toute sa vie pour réaliser son rêve : lancer son entreprise en construction au Québec. Issu de la deuxième génération de l’entreprise Les Pavages Black Horse, Salvatore Crivello nous raconte l’histoire de l’entreprise et de sa famille.

 

Vincenzo arrive au Québec en 1982. Ses premières expériences sur le marché du travail canadien sont difficiles, comme l’explique Salvatore : « Mon père a travaillé sur des gros chantiers en Italie et ç’a été dur pour lui de se trouver un travail en arrivant au Québec puisqu’il n’avait pas beaucoup d’éducation et il ne parlait pas la langue. Il a travaillé fort pour lancer son entreprise Les Pavages Black Horse ».

 

Faisant partie de la 2e génération de l’entreprise familiale, Salvatore a commencé très jeune à travailler avec son paternel. Son premier emploi était de ranger les outils dans le camion de son père ! Très vite, il a compris l’importance de connaître toutes les facettes de l’entreprise :

 

« J’ai fait pratiquement tous les postes dans l’entreprise familiale. Pour moi, quand on comprend la réalité du terrain et les enjeux techniques, c’est toujours plus facile de diriger une équipe et d’avoir son respect ».

 

Lorsqu’on le questionne sur la communauté d’affaires italienne à Montréal, Salvatore n’hésite pas à parler du sens de la famille qui se retrouve dans plusieurs entreprises : « Pour la plupart des familles italiennes, ça va de soi de travailler dans l’entreprise familiale. Moi-même j’ai étudié en finance et je n’ai jamais pensé à aller travailler dans une banque ».

 

Le respect des générations fait partie des traits culturels chez les entreprises italiennes. Salvatore a travaillé avec son grand-père dans le passé et le considère comme son mentor.

 

Même si les aînés de la famille Crivello n’ont pas continué leur parcours professionnel sur les bancs d’école, ils ont pu transmettre à leur descendance une école de connaissances grâce à leur travail acharné.

 

Entrepreneuriat en restauration : La famille Juárez

Arrivée en 1995 au Québec, la famille Juárez a travaillé dans plusieurs secteurs avant d’ouvrir leur premier restaurant Au petit coin du Mexique et de plonger dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Pour Ronald Juárez, travailler dans l’entreprise de ses parents allait de soi. Il nous explique le milieu de la restauration en entreprise familiale.

Expliquez-moi un peu l’histoire de votre famille.

Quand mes parents sont arrivés au Québec, ils ont fait de tout. Mon père a travaillé dans des restaurants et ma mère dans l’industrie textile, mais ce n’était pas leur premier choix et ils voulaient changer. Rendu à leur âge, ils trouvaient ça risquer de retourner à l’école, c’est pourquoi ils ont pensé à ouvrir un restaurant.

« Il faut dire que mon père a la fibre entrepreneuriale, mon grand-père avait un magasin de meubles et lui-même avait un restaurant au Mexique. C’était pour lui aussi une bonne opportunité parce qu’il n’y avait pas beaucoup de restaurants mexicains à Montréal à l’époque »

 

Quels sont les défis de travailler en restauration avec sa famille ?

C’est évident que peu importe le business, chaque propriétaire va mettre énormément d’heures dans son entreprise. Mais dans un restaurant, les périodes les plus lucratives sont souvent les fins de semaine ou pendant des fêtes, ça change un peu ton organisation. Une chance qu’on travaille toute la famille ensemble, sinon on se verrait moins c’est sûr !

La communication est super importante et c’est aussi un défi. Quand j’ai un point de discorde avec mes parents, j’essaie de le régler le plus vite possible. Au final, c’est l’entreprise qui prend le blâme si tu ne règles pas tes problèmes personnels.

 

Est-ce difficile de garder les valeurs traditionnelles de l’entreprise et vouloir innover en même temps ?

Oui ! C’est un sujet délicat quand je veux apporter des changements, surtout par rapport aux nouvelles technologies. Mes parents sont d’une autre génération, ils ont bâti leur entreprise sans le numérique et ils ne voient pas l’intérêt d’être présent sur le web. Moi au contraire je vois le potentiel parce que tout le monde utilise les réseaux sociaux.

Par exemple, je fais depuis cette année de la publicité avec la page Facebook du restaurant. Mon père et ma mère commence à comprendre qu’utiliser les réseaux sociaux est une opportunité pour avoir plus de visibilité.

Mais je crois aussi que ça serait une erreur de changer l’essence du restaurant et de modifier nos plats pour aller vers quelque chose de plus moderne. Les gens viennent chez nous justement pour manger de la nourriture typiquement mexicaine. Ils aiment l’authenticité et le côté traditionnel du restaurant.

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