Entrepreneuriat en restauration : La famille Juárez

Entrepreneuriat en restauration : La famille Juárez

Arrivée en 1995 au Québec, la famille Juárez a travaillé dans plusieurs secteurs avant d’ouvrir leur premier restaurant Au petit coin du Mexique et de plonger dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Pour Ronald Juárez, travailler dans l’entreprise de ses parents allait de soi. Il nous explique le milieu de la restauration en entreprise familiale.

Expliquez-moi un peu l’histoire de votre famille.

Quand mes parents sont arrivés au Québec, ils ont fait de tout. Mon père a travaillé dans des restaurants et ma mère dans l’industrie textile, mais ce n’était pas leur premier choix et ils voulaient changer. Rendu à leur âge, ils trouvaient ça risquer de retourner à l’école, c’est pourquoi ils ont pensé à ouvrir un restaurant.

« Il faut dire que mon père a la fibre entrepreneuriale, mon grand-père avait un magasin de meubles et lui-même avait un restaurant au Mexique. C’était pour lui aussi une bonne opportunité parce qu’il n’y avait pas beaucoup de restaurants mexicains à Montréal à l’époque »

 

Quels sont les défis de travailler en restauration avec sa famille ?

C’est évident que peu importe le business, chaque propriétaire va mettre énormément d’heures dans son entreprise. Mais dans un restaurant, les périodes les plus lucratives sont souvent les fins de semaine ou pendant des fêtes, ça change un peu ton organisation. Une chance qu’on travaille toute la famille ensemble, sinon on se verrait moins c’est sûr !

La communication est super importante et c’est aussi un défi. Quand j’ai un point de discorde avec mes parents, j’essaie de le régler le plus vite possible. Au final, c’est l’entreprise qui prend le blâme si tu ne règles pas tes problèmes personnels.

 

Est-ce difficile de garder les valeurs traditionnelles de l’entreprise et vouloir innover en même temps ?

Oui ! C’est un sujet délicat quand je veux apporter des changements, surtout par rapport aux nouvelles technologies. Mes parents sont d’une autre génération, ils ont bâti leur entreprise sans le numérique et ils ne voient pas l’intérêt d’être présent sur le web. Moi au contraire je vois le potentiel parce que tout le monde utilise les réseaux sociaux.

Par exemple, je fais depuis cette année de la publicité avec la page Facebook du restaurant. Mon père et ma mère commence à comprendre qu’utiliser les réseaux sociaux est une opportunité pour avoir plus de visibilité.

Mais je crois aussi que ça serait une erreur de changer l’essence du restaurant et de modifier nos plats pour aller vers quelque chose de plus moderne. Les gens viennent chez nous justement pour manger de la nourriture typiquement mexicaine. Ils aiment l’authenticité et le côté traditionnel du restaurant.

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